Le don d’organes et la greffe, un enjeu de santé publique en France

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Alors que nous célébrons la 13ème Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, l’Agence de la biomédecine lance une nouvelle campagne de communication pour rappeler l’importance de cet acte salutaire. Tout le monde est concerné, quel que soit l’âge : on peut donner ses organes après 80 ans. En 2012, la moyenne d’âge des donneurs est de 54,5 ans, 32,6 % des donneurs ont plus de 65 ans et il est possible de recevoir un organe jusqu’à plus de 70 ans.

Tout le monde peut être amené à recevoir, un jour, une greffe d’organes. Tout le monde peut également être amené à donner ses organes : jeune ou âgé, contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de contre-indication au don en lien avec l’âge avancé.

Le prélèvement sur personnes décédées peut être envisagé même si celles-ci étaient sous traitement médical ou avaient des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement au moment du décès et de la qualité de chacun des organes.

Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tout âge. Les personnes de plus de 60 ans, qui se pensent souvent exclues du don d’organes et de la greffe du fait de leur âge sont tout autant concernées que les plus jeunes. En effet, la moyenne d’âge des donneurs prélevés est passée de 40 ans en 1999 à plus de 54 ans en 2012.

La transmission de sa position à ses proches : élément clé du don d’organes

Don de sangEn France, selon la loi, nous sommes tous considérés comme donneurs d’organes potentiels, à moins d’avoir exprimé notre opposition. C’est ce que l’on appelle le consentement présumé. Un Registre National des Refus existe pour les personnes qui souhaitent laisser une trace écrite légale de leur opposition au don d’organes. L’opposition au don d’organes peut également être exprimée aux proches par oral, ce qui est parfaitement recevable.

Conformément à la loi, quand une personne décède à l’hôpital et que le prélèvement d’organes est possible, l’équipe médicale consulte obligatoirement le Registre Nationale des Refus tenu par l’Agence de la biomédecine. Si le nom du défunt n’y figure pas, la loi impose à l’équipe médicale d’interroger la famille pour vérifier que leur proche n’était pas opposé au don d’organes. Du témoignage des proches, qui a une valeur légale, dépend toute la chaîne du prélèvement et de la greffe.

La présence éventuelle de la carte de donneur dans les effets personnels du défunt peut aider à engager le dialogue avec la famille. Mais, n’ayant pas de valeur légale, la carte ne remplace pas cet échange. Les médecins interrogent donc toujours les proches.

Il est possible de s’inscrire dès l’âge de 13 ans sur le Registre National des Refus. L’inscription est révocable à tout moment par simple courrier. Les coordonnées du Registre national des Refus et la carte de donneur sont disponibles dans le guide téléchargeable sur www.dondorganes.fr

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