La stigmatisation, un obstacle majeur pour la prévention du suicide

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“La stigmatisation, un obstacle majeur pour la prévention du suicide”, tel est le thème choisi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Association Internationale pour la Prévention du Suicide (IASP) pour la 11e la Journée Mondiale de Prévention du Suicide (JMPS) qui a lieu ce mardi 10 Septembre 2013.

Le suicide figure parmi les 20 principales causes de décès à l’échelle mondiale tous âges confondus. Chaque année, près d’un million de personnes décèdent en mettant fin à leurs jours. Les troubles mentaux, essentiellement la dépression et les troubles liés à la consommation d’alcool, la maltraitance, la violence, le deuil, l’environnement culturel et social, représentent des facteurs majeurs de risque pour le suicide.

S’il n’est pas possible de prévenir tous les suicides, la majorité peuvent être évités. Différentes mesures peuvent être prises aux niveaux communautaire et national pour réduire les risques, et notamment: rendre moins accessibles les moyens de se suicider (par exemple les pesticides, les produits pharmaceutiques et les armes à feu) ; former des agents de soins de santé primaires; soigner les personnes atteintes de troubles mentaux (surtout les dépressifs, les alcooliques et les schizophrènes); encourager un comportement responsable de la part des médias; et assurer le suivi des personnes qui ont fait une tentative de suicide.

Il faut savoir que les suicides totalement inattendus sont plutôt rares. La plupart des suicidés avaient assez clairement fait part de leur intention de mettre fin à leurs jours. Toute menace de suicide est donc à prendre au sérieux. En outre, dans la majorité des cas, une tentative de suicide traduit une attitude ambivalente sans qu’il y ait une véritable intention de se donner la mort.

Le suicide intervient souvent non pas au plus profond du désespoir, mais lorsqu’il y a un léger mieux et que l’on a l’énergie et la volonté pour passer à l’acte. En revanche, le risque de récidive ne subsiste pas toujours chez ceux qui ont tenté de se suicider dans le passé: il est possible qu’ils aient à nouveau des idées noires, mais pas en permanence et chez certains elles disparaissent à jamais.

On estime à 900 000 le nombre des décès dus au suicide chaque année, ce qui représente un décès toutes les 40 secondes. Au niveau mondial le suicide figure parmi les trois premières causes de décès chez les 15-44 ans.

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