La Rochelle : prélèvements d’ADN pour résoudre un viol au lycée Fénelon

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Il y a 7 mois, une jeune fille de 16 ans a été violée dans les toilettes du lycée catholique Fénelon-Notre-Dame à la Rochelle, mais les conditions particulières dans lequel s’était déroulé les faits n’ont pas permis de récolter des informations sur l’agresseur. Après des mois d’une enquête sans résultat, la Direction de l’établissement a décidé de soumettre l’ensemble des 527 personnes présentes ce jour là à un prélèvement d’ADN, une campagne qui vient de débuter ce matin.

Chronologie des évènements

Le 30 septembre 2013, une jeune fille de 16 ans subit un viol dans les toilettes du lycée catholique Fénelon-Notre-Dame de la Rochelle en Charente-Maritime. En raison des conditions particulières de cet acte de violence, qui a été pratique lumière éteinte, l’enquête permettant de retrouver l’agresseur n’a pas avancée. La victime n’avait pas, en effet, pu fournir des éléments suffisamment probants à la police de la Rochelle, chargée de l’enquête préliminaire.

Grâce à des traces d’ADN sur les vêtements de la jeune victime qui ont permis d’établir un profil génétique masculin, la crédibilité de l’adolescente a été établie. Les comparaisons avec des profils enregistrés au fichier national automatisé des empreintes génétiques et la vérification que les traces retrouvées n’appartenant pas à un de ses proches n’ayant rien donné, deux possibilités existaient : soit, la Procureure aurait pu classer l’affaire, soit une collecte générale d’ADN pouvait être faite.

La Direction a finalement choisi de faire faire à un prélèvement massif d’ADN un procédé relativement rare, qui plus est en milieu scolaire. Cette décision a été prise pour sécuriser l’établissement ou éviter la récidive, pour tenter de confondre l’agresseur même si la piste d’un violeur venu de l’extérieur reste possible.

527 prélèvements seront effectués pour tenter de retrouver l’agresseur

C ‘est finalement vendredi dernier que cette affaire, restée longtemps secrète, a été révélée au grand jour lors d’un point-presse dans l’établissement qui a réuni le Parquet, la police et la direction du lycée. Ce point a été l’occasion d’expliquer comment allait s’organiser la collecte d’ADN sur les 527 personnes (475 lycéens, 31 enseignants et 21 intervenants) présente le jour du viol dans l’établissement. La Procureure a expliqué que les enquêteurs comptaient effectuer quarante prélèvements par heure, sous le contrôle des professeurs lorsqu’il s’agirait des élèves, en raison du fait que les photos des cartes d’identité n’étaient pas fiables pour les mineurs (pour qui le consentement des parents et de l’adolescent lui-même est indispensable).

Après cette collecte qui a débuté ce lundi et s’étendra jusqu’à mercredi, un laboratoire spécialisé sera chargé d’établir les 527 profils ADN, tandis qu’un autre laboratoire situé à Nantes les comparera un à un avec le profil inconnu. Les résultats seront connus d’ici un mois.

Si tout a été fait dans l’établissement pour expliquer la démarche, les jeunes lycéens sont inquiets, particulièrement du fait de savoir que le violeur peut-être un de leurs amis proche. Une cellule de soutien psychologique a d’ailleurs été ouverte le “temps nécessaire”.Des tests ADN pratiqués pour retrouver un violeur dans un lycée de la Rochelle

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