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Cancer du sein : agir sur les facteurs comportementaux

On peut agir sur les principaux facteurs de comportement contribuant à la survenue du cancer du sein après la ménopause tels que l’utilisation d’un traitement hormonal de la ménopause, une alimentation déséquilibrée, la consommation d’alcool, le surpoids à l’âge adulte et le sous-poids à la puberté. La prévention de ces comportements permettrait de réduire le nombre de cancers du sein à la ménopause, selon une étude dont les résultats ont été publiés jeudi dans la revue International Journal of Cancer.

Les chercheurs de l’Unité mixte de recherche 1018 « Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations » rattaché à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), l’Université Paris Sud (UPS) et l’Université Versailles Saint Quentin (UVSQ) à Gustave Roussy se sont intéressés à la proportion de cancers du sein attribuables à différents facteurs de risque.

Les chercheurs de l’équipe « Générations et Santé » du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations (CESP, Unité Inserm 1018) ont évalué la proportion de cancers du sein, diagnostiqués avant et après la ménopause, attribuables aux facteurs de risque comportementaux et non-comportementaux. L’étude a été menée auprès de 67 634 femmes françaises âgées de 42 à 72 ans lors de leur inclusion dans l’étude de cohorte française E3N (ou Etude Epidémiologique auprès de femmes de la MGEN – Mutuelle Générale de l’Education Nationale).

L’analyse montre qu’après la ménopause, les cancers du sein sont plus souvent attribuables à des facteurs « comportementaux » tels que la consommation d’alcool, l’alimentation déséquilibrée et le surpoids qu’à des facteurs « non-comportementaux ». Après 15 ans de suivi, 497 femmes ont été diagnostiquées avec un cancer du sein avant la ménopause et 3138 après la ménopause. Ces données suggèrent que la prévention de ces comportements entrainerait la réduction du nombre de cancers du sein à la ménopause.

Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale explique qu’« avant la ménopause, les cancers du sein sont pour 61,2 % attribuables à des facteurs de risque non-comportementaux et seulement 39,9 % au comportement. Les cancers du sein diagnostiqués avant la ménopause ne sont statistiquement attribuables à aucun facteur de comportement pris isolément. »

Par contre, « après la ménopause, plus de la moitié (53,5 %) des cas de cancer auraient pu être évités avec un comportement adapté » explique la chercheuse.

Les principaux facteurs de comportement, sur lesquels on peut agir, contribuant à la survenue du cancer du sein après la ménopause sont (entre parenthèses, les pourcentages de cancers évitables) : le sous-poids à la puberté (17,1 %), le surpoids à l’âge adulte (IMC >=25kg/m2) (5,1 %), la consommation d’alcool (plus d’un verre par jour) (5,6 %), une alimentation déséquilibrée (10,1 %) et l’utilisation d’un traitement hormonal de la ménopause (14,5 %).

Selon les auteurs de l’étude, le fait « de ne pas avoir recours à ces comportements permettrait d’éviter plus de la moitié des cancers du sein diagnostiqués après la ménopause ».

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