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Google Giving soutient la lutte contre la traite des personnes

Google Giving, fondation sans but lucratif associée à l’innovateur de l’Internet, a annoncé en début avril qu’elle accordera une subvention de 3 millions de dollars à trois organisations sans but lucratif travaillant conjointement contre la traite des personnes, afin de les aider à mettre au point de meilleures façons d’utiliser les outils informatiques pour la collecte de données sur ce fléau pour mieux le combattre.

Les trafiquants d’êtres humains exploitent des innocents depuis des millénaires et continuent à le faire de nos jours, bien que les normes morales et juridiques universelles condamnent l’esclavage sous toutes ses formes, y compris les plus nouvelles. Au cours de la dernière décennie, de nombreux pays ont révisé leurs lois pour renforcer la lutte contre la traite des personnes, empêcher la poursuite des victimes et leur venir en aide.

Les trafiquants ont réagi par des méthodes plus sophistiqués pour mener à bien leurs opérations criminelles. Ils utilisent les technologies de communication du XXIe siècle pour gérer leurs affaires et conserver une longueur d’avance sur les services de l’ordre. En avril, une entreprise technologique mondiale a annoncé son intention de consacrer de nouvelles ressources à une contre-offensive basée sur la technologie de l’information (TI).

« Les criminels, les trafiquants, sont constamment en train d’innover », a déclaré Jacquelline Fuller, représentante de Google Giving. « Et nous avons décidé d’habiliter ceux qui sont en première ligne à innover encore plus vite que les malfaiteurs. »

Google Giving, fondation sans but lucratif associée à l’innovateur de l’Internet, a annoncé en début avril qu’elle accordera une subvention de 3 millions de dollars à trois organisations sans but lucratif travaillant conjointement contre la traite des personnes, afin de les aider à mettre au point de meilleures façons d’utiliser les outils informatiques pour la collecte de données sur ce fléau pour mieux le combattre.

Les trois organisations concernées sont le Polaris Project, créé aux États-Unis et opérant à l’échelle mondiale, La Strada international, réseau européen des organisations luttant contre la traite des êtres humains, et Liberty Asia, organisation qui coordonne les efforts contre la traite de centaines de groupes en Asie.

Business Man on the Internet WebsiteDans le monde entier, des groupes de lutte contre la traite ont été établis pour aider les personnes piégées par la promesse d’un travail fabuleux et stable alors qu’elles sont par la suite maintenues en isolement, retenues en captivité et éloignées de parents ou amis qui pourraient les aider. Plusieurs de ces groupes de lutte contre la traite des personnes disposent de lignes d’assistance téléphonique pour soutenir les victimes de la traite qui essaient de se mettre en sécurité. Ainsi, ils recueillent des informations et des connaissances sur la façon dont les trafiquants d’êtres humains opèrent dans leur région. Le soutien d’un réseau mondial de lignes directes contre la traite des personnes par Google Giving fournira des mécanismes permettant de consolider et de coordonner ces informations, a affirmé Mme Fuller.

Grâce aux outils de la technologie du XXIe siècle, a-t-elle ajouté, les groupes de lutte contre la traite seront en mesure « d’identifier des tendances, de découvrir comment les trafiquants se transforment, adoptent de nouvelles fausses apparences et se déplacent, et comment nous pouvons mieux réagir à tout cela ».

Mme Fuller a parlé en tant que membre d’un groupe d’experts présentant les dernières mesures en matière de lutte contre la traite des personnes lors d’une conférence organisée par le Global Philanthropy Group.

Elle a également dit que les victimes de la traite sauvées des maisons de prostitution indiquent que les communications par téléphone portable et la publicité en ligne sont des outils largement utilisés pour ce genre de commerce. Les organisations de lutte contre la traite ont la possibilité d’utiliser les mêmes outils pour communiquer avec les victimes et leur rendre la liberté.

Les nouvelles stratégies de lutte contre la traite des personnes ne peuvent pas détourner notre attention des besoins fondamentaux des victimes rescapées. S’exprimant lors de la même conférence, l’ambassadeur itinérant des États-Unis pour la lutte contre la traite des personnes, Luis CdeBaca, a déclaré que son bureau au département d’État doit continuer à répondre à ces besoins fondamentaux, tels que « l’hébergement, les soins aux victimes, et le nécessaire afin que les victimes de la traite dans le monde entier aient du pain sur la table ».

Le Polaris Project, qui est basé aux États-Unis et est l’un des bénéficiaires de la subvention de Google, a ces dernières années répondu à plus de 70.000 appels de personnes signalant des cas de traite ou cherchant à s’échapper du réseau de la traite. La coordinatrice des systèmes et données, Jennifer Kimball, a déclaré qu’avec l’information recueillie dans ces appels, Polaris espère découvrir où les trafiquants cachent leurs victimes, où ils communiquent avec les clients et où ils recrutent de nouvelles victimes.

Le partage de cette information avec les responsables de l’application de la loi et son utilisation pour libérer les victimes peuvent représenter d’importants obstacles pour les trafiquants au point de les induire à penser que « leurs affaires ne sont plus rentables », a commenté Mme Kimball dans un entretien en ligne. « C’est bien le point où l’éradication de ce fléau se produit. »

Charlene Porter

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