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Sexualité : les consommatrices de cannabis se protègent moins

Une étude d’EmeVia, le réseau des mutuelles étudiantes de proximité réalisée auprès de 50 000 étudiants vient de mettre en évidence que les étudiants qui consomment du cannabis auraient une sexualité plus risquée que ceux qui n’en consomment pas. A titre d’exemple, les étudiantes qui consomment cette drogue prendraient deux fois plus la « pilule du lendemain » que les autres jeunes femmes et multiplieraient par 4 le recours à l’IVG.

6 % des femmes qui fument du cannabis ont eu recours à l’IVG (contre 2 % chez les étudiantes ne touchant pas à cette drogue). De la même façon, 54 % des consommatrices modérées ou régulières de cannabis ont eu recours à la pilule du lendemain. Ce chiffre chute à 33 % pour les étudiantes non fumeuses.

Le comportement vis à vis de l’utilisation des moyens de contraception et l’entrée dans la vie sexuelle va dans le même sens entre consommateur et non consommateur : les consommateurs de cannabis ne sont que 64 % (versus 71 %) à utiliser un moyen de contraception et commencent leur vie sexuelle plus tôt (16,6 ans versus 17 ans).

Les jeux vidéos avec un « univers persistant » impactent également le comportement des étudiants qui sont 44 % à ne pas avoir eu de rapports sexuels (contre 26 % des étudiants non accros aux jeux). A l’inverse, les utilisateurs qui possèdent un compte Facebook, un outil de drague chez les jeunes sont plus nombreux à avoir des rapports sexuels (76 % versus 56 %).

En ce qui concerne la violence, comparativement à 2011, les agressions sont en augmentation. 10 % ont ainsi été harcelé (7 % en 2011), 2 % ont subi une agression physique (1 % en 2011). Les étudiants sont 2 % à avoir subi des violences sexuelles en 2013 comme en 2011, les filles étant trois fois plus concernées que les garçons.

Face à ces résultats, le président d’EmeVia, Ahmed Hegazy réclame des dispositifs supplémentaires d’accompagnement, comme l’élargissement d’un chèque santé et la proposition d’une consultation gynécologique pour les jeunes femmes de 18 à 25 ans, afin que les pratiques sexuelles à risque diminuent.
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