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Hépatite C : des traitements révolutionnaires !

La guérison virologique apportée par les traitements actuels révolutionne le pronostic des malades atteints d’hépatites C. La question qui se pose actuellement est celle de savoir pourquoi tous les malades n’ont pas accès à ces nouveaux traitements qui peuvent leur sauver la vie.

Hépatites virales chroniques : des maladies graves voire mortelles et coûteuses

Prés de 80% des patients infectés par le virus de l’hépatite C (VHC) développent une infection chronique, 10 à 20% progressent vers une cirrhose. Environ 7% des patients cirrhotiques développeront un cancer du foie. L’hépatite C ayant une évolution prolongée, les personnes infectées peuvent développer une cirrhose après 20 à 30 ans d’évolution. Si l’on estime que de nombreuses personnes ont été infectées par le VHC dans les années 1970 à 1980, avant la découverte du virus et qu’un test diagnostique soit disponible, la morbidité liée au VHC atteint maintenant son apogée.

L’hépatite C est la principale indication de transplantation hépatique pour une maladie hépatique liée à une infection virale. A l’inverse, l’hépatite B, qui peut avoir les mêmes conséquences, est bien maîtrisée par les traitements disponibles. Elle est de ce fait devenue une cause très rare de greffe de foie.

La prévalence, la morbidité et la mortalité de l’hépatite C ont été étudiées de 2004 à 2011 dans la population hospitalisée en France. L’hépatite B a donné lieu à 54 409 hospitalisations, l’hépatite C à 167 387 hospitalisations avec un diagnostic principal ou associé d’hépatite B ou C. 4 965 et 21 164 patients, atteints respectivement d’hépatite chronique B ou C, sont décédés pendant cette période, une complication étant diagnostiquée (cirrhose ou carcinome hépatocellulaire) dans 60,2% et 61% des cas.

La guérison virologique apportée par les traitements actuels révolutionne le pronostic des malades atteints d’hépatites C

La survenue de complications hépatiques que l’on qualifie d’événements est directement liée au degré de fibrose hépatique générée par l’infection virale C. Le degré de fibrose est le facteur pronostic le plus important et un enjeu majeur dans la prise en charge du patient. Il existe une forte corrélation entre le degré de fibrose et la morbidité hépatique.

Selon une modélisation récente, 49% des malades seraient au stade de fibrose F0-­‐F1, 49% au stade F2-­‐F4 et 8% au stade de cirrhose décompensée. Le traitement antiviral permet une éradication définitive du VHC, ce qui est unique pour une infection virale chronique. Cette réponse virologique soutenue a pour corolaire une diminution de la morbidité et de la mortalité de cette infection.

Il a été démontré, à la fois pour le virus de l’hépatite C (VHC) et pour l’hépatite B (VHB), en cas de réponse virologique soutenue, une réversion de la cirrhose dans plus d’un cas sur deux. La régression histologique prouvée de la cirrhose entraine une disparition des événements hépatiques. La surveillance doit être maintenue chez les malades atteints d’une cirrhose virale C guérie. Chez ces malades, une prise en charge efficace des comorbidités permet de réduire le risque de cancer. En termes de morbidité il faut souligner l’altération de la qualité de vie des malades atteints d’hépatite C et le coût humain de ces infections qui est difficile à chiffrer.

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